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L'Anémie Infectieuse des Equidés

 

par Stéphan ZIENTARA (1) et Aymeric HANS (1)

Le virus de l’anémie infectieuse des équidés (EIAV) appartient à la famille des Retroviridae, genre lentivirus, comme le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). L’EIAV est responsable d’une infection persistante associée à l’apparition de signes cliniques peu évocateurs tels que de la fièvre, de l’anémie et de l’anorexie. Les équidés infectés asymptomatiques sont les réservoirs du virus.

La transmission virale se fait par l’intermédiaire d’insectes buveurs  de sang tels que sont les taons et les mouches piqueuses ou par voie iatrogène (par acte médical).

En France, des foyers sporadiques sont régulièrement déclarés depuis 2007. La majorité des foyers sont mis en évidence suite à l’apparition de signes cliniques évocateurs de la piroplasmose chez un ou plusieurs équidés. En l’absence d‘amélioration du traitement contre la piroplasmose, une suspicion d’AIE est alors évoquée par le vétérinaire traitant. En effet, l’AIE fait partie du diagnostic différentiel qui est demandé dans le sous-réseau Syndromes « Piro-Like » du RESPE.  L’outil diagnostic fiable de référence reste aujourd’hui le test sérologique d’Immuno-Diffusion en Gélose, ou test de Coggins.

L'anémie infectieuse est sur la liste des risques sanitaires de catégorie 1 (décret n°2012-845 du 30 juin 2012) et inscrite au code rural comme vice rédhibitoire sous sa seule forme sérologique, avec ou sans symptômes. La réglementation en vigueur (décret et arrêtés du 23 septembre 1992) prévoit la prise d'arrêté d'infection sur le seul résultat du test de Coggins, le marquage et l'abattage des équidés atteints.

Pour ces raisons, il est important de garder cette maladie sous surveillance. Ainsi, épidémiologie et travaux de laboratoire (typage des souches) sont les éléments indispensables au suivi de l’évolution et de la circulation de l’AIE.

(1) ANSES