Cette maladie, due à une bactérie du groupe des Spirochètes, Borrelia
burgdorferi, a été décrite en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et
en Australie chez plusieurs espèces dont l'homme. La transmission se
faisant principalement par l'intermédiaire d'acariens de la famille des
Ixodidés, la maladie sévit dans les aires de répartition des tiques
(zones à végétation dense, broussailleuses et humides). En France la
maladie peut être contractée sur tout le territoire. Les manifestations
cliniques sont multiples et variées et regroupées en deux phases : une
phase non spécifique, suivie d'une phase plus caractéristique avec des
arthrites et d'autres signes rapportés seuls ou en association avec ces
arthrites, c'est-à-dire des complications cardiaques, une encéphalite
(avec comportement altéré, tête pendante associée à une paralysie de la
queue, une dysphagie), une glomérulonéphrite, de la toux, des lésions
oculaires et des avortements. Dans un grand nombre de cas, l'infection
est asymptomatique, seule une sérologie positive traduit le passage de
l'infection. De nombreuses inconnues demeurent concernant la pathogénie
et l'épidémiologie de la maladie, notamment concernant les porteurs
latents. L'incidence de la maladie neurologique est inconnue chez le
cheval, alors qu'elle est estimée à 15% chez l'homme. Peu de cas de
maladies neurologiques chez le cheval ont été documentés. Un traitement
à base de pénicilline et de tétracyclines pendant trois semaines est
recommandé. |